J&M Catering, James Ensor palpable au KMSKA
Le 25 septembre 2024, le Koninklijk Museum voor Schone Kunsten Antwerpen faisait appel à J&M Catering pour ouvrir l’Année Ensor sur une note festive. La commande était aussi claire qu’ambitieuse: «Élaborez un concept global où l’univers d’Ensor se ressent, se voit et s’expérimente - jusque dans la proposition culinaire, la scénographie, l’accueil, l’animation et le décor”.
L’année 2024 marquait en effet le 75e anniversaire de la disparition de James Ensor, figure majeure et iconoclaste de l’histoire de l’art en Belgique. La célébration se devait d’être à l’image de l’artiste: singulière, ludique, incisive et résolument festive. Le KMSKA attendait donc bien plus qu’une réception classique et joliment orchestrée. «Le résultat a largement dépassé nos attentes», confie Frédéric Jonckheere, responsable Business Development au KMSKA. «Le menu n’était pas seulement raffiné, il était aussi porteur de sens. Les liens créatifs entre l’exposition et les plats étaient surprenants et intelligemment construits. La présentation des mets relevait elle-même de l’art, en parfaite harmonie avec l’atmosphère visuelle de l’exposition, y compris le clin d’œil ensorien aux masques, jusque dans le dessert. Ce qui nous frappe surtout, c’est que la restauration n’était pas un simple complément, mais une véritable extension de l’expérience vécue».
J&M Catering avait été minutieusement briefé en amont par les organisateurs de l’exposition. «Nous les avons plongés dans l’univers du musée pour qu’ils saisissent les priorités et les axes que le musée souhaitait mettre en lumière. Nous voulions une soirée cohérente, travaillée dans ses moindres détails, qui associe gastronomie, performance et expérience artistique autour de l’œuvre d’Ensor, à la mesure de la grandeur de l’artiste comme de l’aura du KMSKA. Ce pari a été relevé avec brio», poursuit Frédéric Jonckheere. Quelque 500 invités ont ainsi participé à ce walking dinner où, clin d’œil à la fascination d’Ensor pour les masques et les travestissements, des créations en papier mâché ont été distribuées. Réalisées par Park Pardon - un artiste belge qui utilisait le même matériau qu’Ensor -, ces pièces constituaient à la fois un élément artistique et symbolique de l’expérience. Les tables étaient dressées à la manière de natures mortes, avec des références décoratives inspirées de plusieurs œuvres emblématiques de l’artiste. Et même dans les assiettes, des produits rigoureusement choisis faisaient également écho au peintre. L’apéritif se composait notamment du mousseux James Ensor Brut (Bottled Poetry), et un buffet vivant voyait des comédiens servir des huîtres en hommage à L’Ostendaise mangeuse d’huîtres (1882), œuvre iconique de James Ensor. Cet award récompense amplement un événement orchestré avec une rare finesse et tout en subtilités.